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 switchback

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fred

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Date d'inscription : 19/08/2014

MessageSujet: switchback   Sam 6 Sep 2014 - 13:52

Harley-Davidson Switchback : Premier essai


L'idée d'un tourer light, disons épuré plus que réellement léger, ne date pas d'aujourd'hui : dès 1978, Harley-Davidson proposait une version Sport de son imposante Electra Glide Shovelhead, dont la FLD s'inspire d'ailleurs très largement. Aujourd'hui, le Road King et la Street Glide relèvent un peu de cet esprit : des voyageuses confortables et logeables, sans sombrer dans l'obésité ou l'excès de sophistication. La toute nouvelle Dyna Switchback enfonce le clou, avec la possibilité de la débarrasser de ses valises et son pare-brise en un clin d'oeil. Milwaukee avait déjà défriché le genre avec la Softail CVO Convertible, mais le billet d'accès était tout simplement indécent. Plus abordable et - surtout – dotée du châssis routier de la famille Dyna, la - presque- seule vraie nouveauté du millésime 2012 est assurément une moto intéressante à bien des égards.

Grand tourisme compact

Premier contact visuel : la moto s'avère finalement bien plus compacte que ne le laissaient supposer les photos. Assez courte (1 595 mm d'empattement contre 1 715 mm pour la Wide Glide), pas très large de guidon (780 mm) ni au niveau des sacoches (720 mm), vraiment basse de selle avec 695 mm, elle rassure d'emblée. D'ailleurs, selon ses concepteurs, la Switchback s'adresse également aux femmes. Tout s'explique... 
Quand on avoisine le mètre soixante-dix, on apprécie une ergonomie naturelle, qui n'oblige ni à tendre les jambes pour aller chercher les marchepieds, ni à se contorsionner les bras pour attraper les poignées. On se cale bien à bord et finalement de nombreux gabarits trouvent instantanément leurs marques. Du bout du pouce on démarre le Big Twin de 103 ci, 1 691 cm3 pour les "motards métriques". La sonorité est feutrée comme sur toutes les Harley-Davidson de série : à titre de comparaison, un "petit" Sportster, moins bridés par les normes de pollution, se montre moins discret...


Ville, route, highway : Elle sait tout faire !



Avec 332 kg sur la balance Moto-Station, mieux vaut ne pas s'échapper la FLD sur les santiags lors des manœuvres à basse vitesse. Pour autant, le centre de gravité placé bas facilite la prise en main, franchement aisée pour la catégorie. Dès 20-25 km/h, la grosse Dyna se manie aisément, portée par l'onctuosité de son moteur au couple de Kenworth. J'enroule le câble d'accélérateur et je m'insère sur les deux fois deux-voies, la banane sous le casque. Bizarrement, je cherche d'emblée à passer les rapports avec le talon, mais la Switchback ne possède pas de sélecteur double branche. C'est sans doute la position si typée touring qui m'a induit en erreur. 
Plus loin, bercé par le moteur, je cherche le régulateur de vitesse, absent lui aussi. Pour le coup, ce doit être la protection très réussie à 110-120 km/h qui m'a donné envie de cruiser du seul bras gauche. En changeant de voie, plutôt de façon énergique, je découvre une moto suffisamment rigide, précise et rapide à basculer à l'angle, pour la catégorie s'entend bien sûr. L'inertie limitée des jantes alu à bâtons doit y participer. Poursuivons notre essai sur le réseau secondaire...


Locomotive breath

Sur nationale et départementale, la Switchback fait preuve d'un bon confort de selle et de suspensions. Malgré leur faible débattement, selle au ras du bitume oblige, les amortisseurs s'enfoncent et se détendent de façon progressive. Le freinage, convaincant, se dote d'un ABS assez transparent : un bon point. On se plaît alors à jouer avec le moteur, pièce maîtresse de cette Dyna. Les concepteurs ont eu la bonne idée de lui greffer le Twin Cam A 103. Souple, il accepte de redescendre à 1 600 tr/min sans rechigner et pulse sympathiquement entre 1800 tr/min et 2 500 tr/min, pile à des vitesses usuelles sur route, entre 70 km/h et 120 km/h. 
On peut utiliser ce moteur de deux façons. Soit en sollicitant le couple sur les rapports 2,3 et 4, profitant de la poussée plutôt vigoureuse du gros bicylindre, soit en se calant en 5ème pour savourer les reprises à bas régimes accompagnées d'un petit potato potato et des quelques good vibes inhérentes aux Dyna. Pour enclencher la 6ème, il faut au moins atteindre 80 km/h. Le couple du moteur invite même à chercher une 7ème fantôme, d'autant que Harley-Davidson a cru bon d'ôter le très pratique voyant vert d'overdrive incrusté dans le compteur.


Chauffe Marcel !

L'ambiance de conduite, dans les deux modes d'usage du moteur, est au rendez-vous. D'accord, c'est pas vraiment l'extase, mais notre Switchback d'emprunt strictement légale était certainement étouffée de partout. Aujourd'hui, il existe des mécaniques plus vivantes, comme l'antique bicylindre de la Moto Guzzi California, mais le TC103A se montre coupleux, souple et bien rond sur toute sa plage d'utilisation. Même l'allonge, secondaire sur un custom, est loin d'être ridicule. Bref, l'agrément y est et on sent qu'il y a du potentiel. 
Au gré des arrêts dans les villages, le tableau se gâte un peu avec un moteur qui chauffe beaucoup, phénomène accentué par une température ambiante frôlant les 28°C. L'énorme carter de transmission, vite bouillant, dissuadera de rouler les mollets à l'air, sous peine de grillade estivale imrovisée... Côté droit, le travail sur la ligne d'échappement a porté ses fruits, même s'il ne faut pas s'y frotter. Mais dès que ça roule, on retrouve le sourire. Et entre l'agilité globale, la bonne tenue de cap à plus de 130 km/h si l'on veut rouler vite, le bon confort, la garde au sol correcte quand on enroule, il y a moyen de vraiment tailler la route.


Un rien la déshabille

L'un des arguments de cette nouveauté 2012 est la possibilité d'ôter son pare-brise et ses sacoches en un rien de temps, et de passer rapidement d'un custom routier à un cruiser urbain : deux Harley pour le prix d'une somme toute. Après deux ou trois manipulations, on réalise le striptease en un tour de main. Les plus pragmatiques pesteront devant l'absence de poignées de transport sur les sacoches, mais une H-D ne sera jamais une BMW... même si la Switchback vise une clientèle similaire grâce à sa polyvalence avérée. Les plus anxieux auront toujours peur de se faire voler le pare brise dénué de sécurité d'origine. L'allure de la moto change tout de même et les points d'ancrage des sacoches ou du pare-brise restent très discrets, pas mal. Le comportement, lui, ne bouge pas, malgré l'allègement de 15,4 kg. On s'y attendait.

Bilan : Le bon côté du cul entre deux chaises

Cette nouvelle Switchback arrive à point nommé dans la gamme Harley-Davidson. Facile de prise en main, dotée d'une ergonomie pertinente et de bonnes qualités routières, elle reprend aussi le moteur Twin Cam 103 qui ne manque pas d'agrément. En outre, elle propose un côté polyvalent avec son concept de deux motos en une. Sans verser dans l'exubérance caractérielle ni offrir le confort du vrai tourer, elle se montre attachante à l'usage car elle sait à peu près tout faire. Les purs et durs la trouveront sans doute trop aseptisée, mais c'est sans doute un but recherché par Harley-Davidson, qui veut faire de ce chaînon manquant une moto de conquête. Vendue à partir de 17 190 €, avec l'ABS, le gros moteur de 1691 cm3, l'équipement amovible, elle semble bien placée dans la gamme pour se tailler une part de lion.
Par Christophe Le Mao, photos Mehdi Bermani

  • concept deux en un
  • ergonomie
  • qualités routières
  • agrément moteur


  • chaleur dégagée par le moteur
  • sacoches étriquées
  • pas d'antivol de pare-brise

 

Read more at http://www.moto-station.com/article12330-harley-davidson-switchback-tourer-transformiste.html#o4HiJ4rc61VGGJ60.99



Harley-Davidson Switchback : A retenir


Pratique


Prix : 17 190 € (noir), 17 390 € (gris ou rouge) 
Disponibilité : immédiate 
Coloris : noir, gris ou rouge 
Garantie : deux ans, pièces et main d'oeuvre, kilométrage illimité 

Moteur

Le Twin Cam 103A, d'une cylindrée de 1 691 cm3, présente des côtés internes de 98,4 mm pour l'alésage et une course généreuse de 111,1 mm. Mélangeant peinture noire, chrome et alu poli, ce moteur culbuté (mais à injection) est une véritable cathédrale de métal. Il reste fidèle au refroidissement par air : ce qui constitue à la fois sa force auprès des fans de la marque, et sa faiblesse face aux normes européennes. Durcissement des normes de pollution oblige, Harley-Davidson bute sur des problèmes de refroidissement. En ville, et par plus de 25°C, c'est une étuve, et ce malgré la ligne d'échappement travaillée pour éviter les points chauds et la mise en veille électronique du cylindre arrière lors des arrêts en ville, une option à demander à son concessionnaire. 
Contrairement au Twin Cam B des Softail, le 103A est dépourvu de balancier d'équilibrage et monté sur silent-blocs dans le cadre acier. Depuis deux ans, les pignons de boîte sont passés à la taille hélicoïdale, pour plus de douceur et de silence. La boîte a encore reçu de nouveaux aménagements pour réduire la force nécessaire au passage des vitesses. Cela s'avère correct. Pour 2012, la Motor Company a également travaillé sur l'amortisseur de couple, de nouvelles sondes lambda plus compactes, une nouvelle jauge à huile plus ergonomique, des détails en somme. A titre de curiosité, nous avons passé la Switchback au banc de puissance. Elle y a délivré la puissance de 68,2 ch. à 4 761 tr/min et un couple flatteur de 12,1 mkg à 2 482 tr/min, le tout au vilebrequin. Les 12,6 daN.m annoncés par le constructeur n'ont donc rien de fantaisiste. Les courbes sont assez régulières pour une moto refroidie par air, et la bosse de couple maximal vers 2 600 tr/min se vérifie sur la route.


Puissance et couple relevés au vilebrequin selon la norme CE 95/1


68,2 ch. à 4 761 tr/min, 12,1 mkg à 2 482 tr/min 

Partie-cycle

Le châssis de la Switchback repose sur le cadre acier de la famille Dyna, dont la forme actuelle remonte à 2006. La moto présente des valeurs de géométrie assez compactes pour la marque : angle de chasse assez fermé de 29,9° et empattement plutôt court de 1595 mm. Ajoutez à cela des pneumatiques de taille raisonnable (160/70 x 17 à l'arrière) et vous obtenez une moto assez agile pour le genre. Les jantes en aluminium façon American Racing Torq Thrust héritent de fins bâtons rigides et légers afin de limiter l'inertie. Comme toujours, saluons la prouesse d'avoir su dissimuler au mieux les organes de l'ABS, seule la centrale avant, logée devant le moteur, commençant à parasiter la vue des esthètes. Le freinage est par ailleurs assez performant pour une machine de tourisme, pour pinailler, nous dirons que la pédale de frein remonte de façon trop prononcée sous le pied lors du déclenchement de l'ABS, mais on a vu pire.

Equipement-fabrication

La Dyna Switchback bénéficie d'une très bonne finition. Comme souvent, chez Harley-Davidson, chrome et peinture sont soignés et il y a peu de plastique, le métal étant privilégié, ne serait ce que pour justifier le poids ! L'équipement amovible est de bonne qualité avec des sacoches étanches et un mécanisme simple et efficace pour les verrouiller sur la moto. Dommage qu'elles soient si peu logeables. Attention à ne pas coincer le soufflet de retenue des capots sous peine mettre à mal l'étanchéité. On regrette aussi l'absence de poignées escamotables - sur la surface interne des valises - par exemple pour les transporter plus facilement. 
Tous les points d'ancrage des sacoches et du pare-brise sont discrets. Le tableau de bord intègre deux trips partiels, la distance restante avant la panne sèche, un compte-tours dans la petite fenêtre et un indicateur de rapport engagé, mais plus de voyant vert d'overdrive. La jauge à essence est fiable et les commodos assez faciles à utiliser. Le multiplexage a permis de réduire les connectiques et de rajouter de façon compacte une commande de warning et un indicateur de rapport engagé. Ceux qui modifient l'éclairage de leurs motos peuvent rencontrer des difficultés techniques avec le réseau multiplexé. L'alarme par boîtier transpondeur de série est assez sonore si elle se déclenche.


Les Statios étaient au rendez-vous

Didaz et Beleg, ici avec la Transalp Raoul et le célèbre Goret, étaient présents sur une partie de cet essai. Ils vous livreront leurs avis éclairés sur le forum Moto-Station.

Poids tous pleins faits, vérifiés par Moto-Station :


332 kilos (147,6 AV, 184,4 AR), 330 kg annoncés 

Etalonnage compteur :


90 km/h, 86 réels à 1 990 tr/min 
130 km/h, 125 réels à 2 890 tr/min 
 



Read more at http://www.moto-station.com/article12330-p2-harley-davidson-switchback-tourer-transformiste.html#xWwgtfw6EZmmK41U.99






merci moto station
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oural57

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Messages : 909
Date d'inscription : 19/08/2014

MessageSujet: Re: switchback   Dim 9 Nov 2014 - 20:40

Un excellent rapport prix/équipement ..
Avec quelques aménagements !!

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switchback

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