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 Forty-Eight 48

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MiTchou
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MessageSujet: Forty-Eight 48   Sam 4 Oct 2014 - 9:53

par Walérian Koscinski, le Repaire des motards - 26.09.2009
Essai Harley-Davidson Sportster Forty-Eight 48
Amuse-gueule
Accessible en tarif pour le monde des Harley, la XL 48 avec ses gros pneus reste une petite moto que son réservoir de cacahuète cantonne à un usage urbain
On connaissait la cervelle, voici le réservoir de cacahuète, peanut comme la firme l'appelle. Même pas huit litres (7,95 l) et tout juste cinq et demi (5,3 l données constructeur) avant de tomber en réserve. C'est chiche mais ça fait partie de la panoplie 48.



Heureusement, le moteur de Sportster n'est pas trop gourmand et autorise tout de même 100 kilomètres à rythme de départementale avant de chercher une pompe. 70 kilomètres lorsque l'usage se borne à traîner en ville. Beaucoup moins bien qu'un scooter, et pour tout dire qu'une majorité de véhicules à deux roues. Mais là n'est pas le problème. Comme Harley n'est pas la marque de l'innovation en matière de freinage radial, elle va chercher l'exclusivité là où elle sait le faire. C'est à dire du côté du look. Et il semble que la 48 a tout compris sur ce créneau.

Accueil millimétré
Belle comme un big twin sans le ticket d'entrée de 20,000€, la petite Sportster aux accents de bobber fait fondre bien des regards sur sa plastique soignée à partir de 10,595€.



Une simple selle très exclusive, un unique cadran de compteur minimaliste, un moteur peint en noir et de très jolis pots d'échappements pour ce qu'il faut de chrome parfont le tableau d'une machine très accessible.



Les plus petits et les moins fortunés pourront toucher du doigt le rêve Harley qui va s'inscrire jusque sur les gros flancs des pneumatiques.  Dès 710 mm d'enfourchement.

Son travaillé
Passé ce détail d'importance pour nombre de pilotes au long court, c'est aux très courts trajets que la 48 invite son unique passager. Après avoir tourné le barillet accroché au cadre dans le sens de la route, la machine s'ébroue avec une sonorité particulièrement valorisante. On se demande même comment H-D parvient à passer le contrôle des normes sonores avec des décibels aussi présents. Peu importe, l'âme américaine est là.



Comme la très douce et non salissante transmission par courroie crantée. Qui arrache à la route l'ensemble de près de 260 kg avec vigueur. D'un tricolore à l'autre, tout feu tout frime. Au passage, on se satisfera du freinage, puissant ce qu'il faut, en s'appuyant sur l'élément arrière qui aide à la manoeuvre.

Voir sous les bras
Car  à quoi sert une telle machine sinon à flatter la rétine. A rien mais c'est déjà beaucoup. En circulation, elle se montre par ailleurs très fine et autorise à slalomer entre les files, se faufile, malgré ses 1,202 cm3 à la manière d'un scooter. Une vraie citadine que la présence moteur extrait de la moindre complication, et intimide au son grave du longue course (cote d'alésage inférieure à celle de la course du piston) si besoin est.



Mais en général, c'est plutôt l'occasion pour les voitures de vous laisser passer. Cela permet de voir la ligne de la moto, voire de s'appesantir sur un détail comme les clignotants peints ou les très esthétiques rétroviseurs placés sous la ligne d'horizon du guidon. Réussis, les miroirs teintés ont le look rétro. Ce qui ne gâche rien, c'est qu'en plus, ils permettent de voir ce qui se passe derrière... sous les aisselles. Voir la route par ses dessous de bras, à défaut d'être sexy, c'est pour le moins inédit.

Cantonnier mais pas pionnier
A ce jeu, on oubliera l'esprit qui fait encore les beaux jours d'Harley. La couverture que l'on espère accrocher au guidon (plutôt sur une Cross-Bones) sera réservée à un pique-nique programmé. Pas question de jouer les pionniers et de partir sur la 66 avec la 48 sans une carte des stations service un dimanche de province. On soigne son look Harley mais un look maîtrisé. Alors on fait semblant de croiser sur une route que l'on connaît. Ca aide à ne pas entrer trop fort dans un virage où la garde au sol fait gagner en rapport poids/puissance à chaque fois, surtout à droite. A gauche, la marge s'établit par le repli du repose-pied.



Good vibrations
Très vite, les limites mécaniques sont atteintes. Bien que monté sur silent-blocs, le moteur du Sportster montre une propension parkinsonienne à vous chatouiller les mains. Et c'est pour le moins  déplaisant, en tout cas à la longue après 110 km/h. En deça, à rythme balade, c'est tout à faite acceptable, et même plaisant de sentir pour une fois une mécanique qui garde ce côté... mécanique. Dans l'absence de compte-tours, on ne sait pas où l'on en est. Alors ou roule à l'oreille comme en deuche, et on en vient à se concentrer sur le slogan de la marque de Milwaukee: les good vibrations.



Elles sont bien là, entre deux rapports tirés à mi-régime (on suppose), ou à la faveur d'une remise de gaz en sortie de virage. Le rythme monotone d'une ligne droite n'apporte pas grand chose au plaisir de chevaucher une 48. D'autant que la vitesse est à proscrire du tableau.



La liberté sans l'autonomie
Tout doucement, car il faut bien admettre que l'on est allé trop loin avec ce petit réservoir, on retrouve la route du centre urbain. Avec ces feux, comme autant d'occasions de passer les rapports et d'entendre les décibels du twin d'accès à la marque, ces virages pas trop rapides adaptés à la garde au sol de la bête pour repartir de plus belle en brisant l'anonymat d'une quatre cylindres japonais. Mieux, un embouteillage, histoire de faire admirer aux englués des centres urbains que derrière l'asymétrie d'une boîte à air se cache un véritable instrument de liberté. Certes limité comme fils du vent mais un vrai dark custom qui n'est pas une machine au rabais.  Et, passé le panneau d'agglomération, si jamais vous prenez la route malgré ce réservoir de cacahuète, c'est que vous méritez d'entrer dans le monde des Big twin. Ne reste plus qu'à économiser quelques kopecks.



Conclusion
Jolie plus que pratique, dénuée de tout rangement comme d'ABS, la 48 n'a rien d'une moto qui facilite la vie. Elle ne fait que la rendre plus belle à l'image de sa ligne léchée, au souci du détail qui ne sacrifie rien sur l'autel du quotidien. Avec une telle sculpture de métal, on ne va pas au boulot mais on va se faire voir sur le trajet qui mène au boulot. Fini l'anonymat. Et c'est aussi pour ça.

Points forts
Look
Moteur
Courroie

Points faibles
Aspects pratiques
Autonomie
Garde au sol

La Fiche technique du Sportster 48
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Forty-Eight 48

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