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 V-Rod Muscle

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MiTchou
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MessageSujet: V-Rod Muscle   Sam 4 Oct 2014 - 11:36

Essai Harley-Davidson V-Rod Muscle
par Walérian Koscinski - Le Repaire des Motards | 26.05.2010



Mister Hide's bike

Le V-Rod Muscle est à Harley-Davidson ce que mister Hide est au docteur Jeckyl. Quand la  mélopée du Big twin de Milwaukee sort de sa syncope.

Il est plus carré qu'un V-Rod standard, plus sportif dans l'aspect, léché comme un hot-road avec l'énorme pneu arrière de 240 mm enveloppé par son garde-boue aux feux intégrés. On pense un instant à la Deuce, un Softail de la marque terriblement attachant dont l'arrière était particulièrement réussi. La comparaison s'arrête à l'esthétique, car depuis le twin-cam 88 B qui équipait ce modèle (B pour monté rigide dans le cadre par rapport au twin-cam classique, sur silent-blocs), le V-Rod est apparu.





Avec son moteur refroidi par eau à quatre soupapes par cylindre, présenté sur une piste de dragster à la presse comme on annonce une révolution (c'est aussi le nom du bloc moteur de 1.250 cm3) dans les usines de Milwaukee. Si depuis, la mode des gros customs vitaminés s'est emparée de nombreux constructeurs, Harley garde l'authenticité et un formidable palmarès en compétition dragster pour appuyer sa légitimité.


Position déconcertante

Sur nos routes du vieux continent, on conserve encore l'image de motos poussives collée aux Harley comme une vilaine paire de santiags. La position est dans cet esprit Softail sur le Muscle. Pieds exagérément en avant, les bras étirés par le guidon. C'est toujours déconcertant les premiers mètres. Et puis on se prend au jeu, à l'attitude. Avec cette étrange impression de se voir. 
Cette position forcée, pas forcément très anatomique, ne se révèle pourtant pas fatigante à l'usage. Au contraire. Paradoxalement, le buste penché vers l'avant empêche de fatiguer le dos, les jambes sont pliées ce qu'il faut pour ne pas fatiguer. On commence juste à avoir froid aux poignets à cause de bras trop étirés vers l'avant. Et l'on pense à son prochain blouson en cuir, avec des manches modèle tentacule de poulpe à prévoir.






En ville, au vu de la longueur de l'équipage, il faut mieux connaître les petites rues où l'on envisage de s'engager pour anticiper, façon plateau du permis de conduire, entre les plots. Aller chercher bien haut le cone le plus à l'extérieur avant de tourner en regardant déjà la prochaine porte, on a tous entendu ça.





Deux modes moteur

Bizarrement, on trouve le moteur un poil creux. Sur les régimes de la première moitié du compte-tours, on a même l'impression d'avoir une Harley, classique s'entend, entre les cuisses. Le twin désormais ouvert à  60° et non à 45°, reprend dès 2.000 tr/min. La sonorité est évidemment travaillée comme sur un twin culbuté et l'on navigue dans l'esprit des good vibrations de la mélopée syncopée d'outre-Atlantique jusque 3.500 tr/min.





Passé ce régime le mode cruiser s'évapore à mesure que l'on approche les 5.000 tr/min. Mr Hide est en train de se réveiller. Fini la syncope.


Custom catapulte

Passé ce régime, on comprend mieux l'ergonomie de la selle. Un strapontin pour le passager cale très agréablement l'échine du pilote. Et lui permet de ne pas flotter façon drapeau US. Cette aide précieuse permet de ne pas se crisper sur le guidon et de résister à la montée en régime, aussi élastique que vigoureuse. Une deuxième moto vient de sortir de ce custom aguicheur.





C'est à 5.000 tr/min que l'on croise sur autoroute aux environs de 140 km/h. Au delà, il ne faut envisager que quelques segments du rail autoroutier tant la pression du vent devient significative.
L'enjeu est dès lors de rester accroché à l'équipage. Sur un custom, prendre le 200 km/h en quatrième et en quelques secondes n'a rien de naturel. Surtout lorsque l'on subit la pression de l'air dans cette position si particulière. Alors on rend la main sans savoir jusqu'où peut nous emmener ce démoniaque V-twin. Beaucoup plus loin, c'est sûr.





La touche Porsche

Le plus que trentenaire partenariat qui unit Harley-Davidson à Porsche, n'est pas étranger à ce moteur vitaminé. On retrouve, côté design, des similitudes entre les voitures de sport et les motos de l'oncle Sam. Il n'est qu'à comparer les ovales et demi-lunes des compteurs, compte-tours et jauge à aiguille aux sorties d'échappement d'une Porsche pour s'en persuader.





Comme une Harley n'est pas une 911, il faut se résoudre à calmer ses ardeurs. Si le Muscle a les galbes hypertrophiés d'un culturiste, ce n'est pas un coureur de piste. Outre sur les longues lignes droites, on s'astreint à rendre la main dans les lacets. La garde au sol toujours... Les pots d'échappement qui frottent si rapidement sur un V-Rod classique, bien que remontés dans cette version Muscle chromés satin, finissent eux aussi par toucher le sol, bien après les repose-pieds. Dommage, car sans vouloir inscrire le Muscle en pro-Twin, la machine et son énorme pneumatique de 240 mm, son cadre qui encaisse sans broncher, prendraient bien un peu plus d'inclinaison en courbe.





Détails fâcheux ou fashion

A l'usage, cela grève un peu du plaisir que l'on prend à ce guidon, sur la réserve avant chaque entrée de courbe inconnue, de peur que le virage ne se resserre. A la longue, on se met à compter sur le frein arrière. Doté de l'ABS, aucune crainte de bloquer la roue à vouloir casser une allure. Les étriers sont particulièrement efficaces à pincer les disques de frein. Comble du détail, de petites grilles de métal laissent échapper les calories provoquées par le frottement des plaquettes sur les pistes métalliques. C'est qu'à la moindre occasion, on descend un rapport pour aller chercher les hauts régimes et les accélérations, quitte à faire burner le pneu arrière le temps qu'il monte en température. Vite, un arbre de noël pour ce dragster.





Conclusion

Version lookée gros bras du V-Rod standard, le Muscle apporte une ligne hot-road à la révolution « liquide » de Milwaukee. Agréable une fois la position adoptée, cette machine ne permettra pas pourtant de s'aventurer trop loin de la terrasse d'un café. L'autonomie est très relative, environ 170 km avant la réserve, la moto semble douée d'un appétit au regard de ses performances, de 8,5 à près de 9 l/100 km. C'est évidemment anecdotique quand on débourse plus de 18,825 €, prix de base pour un tel jouet. Un muscle, ça se nourrit.


Points forts


  • caractère moteur,
  • confort de la selle,
  • esthétique ravageuse


Points faibles


  • Autonomie limitée,
  • garde au sol toujours trop juste,
  • humidité dans le compteur


 
La fiche technique Harley-Davidson V-Rod
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