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 Comparo Softail Slim S / Fat Boy S

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Sylv's
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Date d'inscription : 19/08/2014

MessageSujet: Comparo Softail Slim S / Fat Boy S   Jeu 8 Oct 2015 - 17:55

tiré d'un article du repère des motards




Comparo Harley-Davidson Fat Boy Slim S

Un nouveau souffle

Récemment dévoilée, la gamme Harley Davidson 2016 se fait plus sombre comme voulu par le programme Dark Custom. Une mouvance underground contemporain que le constructeur de Milwaukee veut instaurer comme un art de vivre et pas seulement une tendance du moment. Fort de l'ADN custom de caractère symbolisant la marque américaine, le bureau de style habille de ténèbre ses modèles. Et côté Softails, le coeur se fait également plus viril.
Puisant ses origines dans le style originel Harley, la Softail Slim s'appuie sur la grande innovation de la marque réalisée en 1984 : le cadre Softail. Celui-ci permet en effet aux machines de retrouver une apparence de construction à cadre rigide, grâce à deux amortisseurs cachés sous la boîte de vitesse… Apparue en 1990, la FLSTF dite "Fat Boy" est, à l'origine, une Heritage dépouillée à roues pleines produite en série limitée. La machine mêle modernité et tradition, arborant d'inédites roues pleines en aluminium coulé (évoquant les roues flasquées des Lakesters).


Désormais toutes équipées du HO Twin Cam 103, Fat Boy et Softail Slim se déclinent cette année en version S… Pour la première fois en effet, la firme du Wisconsin équipe ces deux machines d'une mécanique habituellement réservée à son ultra haut de gamme CVO (Custom Vehicle Operation) : le Screamin'Eagle Twin Cam 110… De quoi donner encore plus d'attrait à ces deux légendes qui n'en manquait déjà pas. Pour s'en faire une idée, le lancement du millésime 2016 nous emmène à Barcelone.

Découverte

Partageant une base commune, les soeurs diffèrent pourtant en de nombreux points. Tout d'abord esthétiquement. Dans cette version vert olive mat, la Slim S évoque indéniablement l'après guerre où nombre de motos livrées à l'armée US étaient ensuite détournées en bobbers stylée par leur nouveau propriétaire. On note tout de suite le sombre éclat de la machine, passée par le filtre du Dark Custom. Un noir brillant enveloppe, les surfaces habituellement rutilantes, renforçant d'autant le coloris militaire. Basse, authentique et dépouillée, l'esthétique s'appuie principalement sur le gros phare rond, le large réservoir de 18,9 litres, barré d'une lanière de cuir et suivie d'une assise monoplace. Garde boue arrière tronqué et jante à rayons épurent encore la ligne. Celles-ci reçoivent des enveloppes en 140 pour le train directeur et 150, seulement, à l'opposé. Rien d'ostentatoire, juste l'essentiel pour bad boys.

Autre partition pour la Fat Boy S ou l'apparence se veut bien plus prégnante. Toutefois, dans sa livrée Black Denim (noir mat), Dark Custom oblige, la méchante Américaine se fait moins clinquante. Ici aussi, la profondeur de l'obsidienne remplace l'éclat du chrome. Légèrement plus haute, double selle, voie arrière élargie et garde-boue plongeants, la "Fat" se veut plus massive. Et surtout, ses jantes pleines, perforées en périphérie d'ajours dit de "balle de fusil", lui confèrent un visuel puissant. Une sensation renforcée par ses pneumatiques larges, 140 avant et 200 arrière.


En revanche, les soeurs partagent la même mécanique. La finesse d'ensemble de la Slim S envoie naturellement le regard vers son nouveau bloc de 1 802 cm3. Celui-ci arbore, côté droit, une admission haut débit Stage 1 à la prise d'air grillagée. Celle de la Fat Boy S est de type Ventilator. Le maxi-bicylindre voit ses culasses frappées de la prestigieuse signature Screamin’Eagle, mentionnant les caractéristiques uniques du moteur. Issu du département course Harley Davidson, le V-twin longue course à 45° refroidi par air possède un caractère bien trempé. Double arbre à cames, taux de compression élevé, levée de soupapes à longue durée ainsi qu’une programmation plus agressive de l’allumage et l’injection en font la mécanique la plus démonstrative de la marque. Pour la diriger, la boite est à 6 rapports dont le dernier est de type overdrive. L'ensemble développe sur la Slim S, 14,8 da.Nm de couple à 3 500 tr.mn et 14,6 da.Nm à 4 000 révolutions pour le Gros Garçon Yankee. Des doubles silencieux, type Shotgun noir mat filant coté droit, captent son souffle puissant. Incontournable, la transmission finale se fait par courroie crantée.
Pour stopper les plus de trois quintaux de chacune des soeurs, un seul étrier avant à quatre pistons vient serrer un mono-disque de 320 mm. Le ralentisseur arrière, double pistons, pince une galette de 292 mm et l'ABS est de série sur ces deux versions S-péciales.
Comme à l'habitude chez Harley Davidson, la finition est appréciable, notamment celle des surfaces peintes et des matériaux employées. Toujours un peu visible, le faisceau électrique gainé sait se faire discret sur ces machines.


En selle

Entre les deux modèles, la différence de hauteur est faible. A peine moins élevée, l'assise de la Slim S culmine à 65 cm quand la Fat Boy S tutoie les 69 cm. En revanche, question confort, cette dernière fait aussi dans le large, même pour son passager. De même, son guidon corne de vache est plus facilement préhensible quand le dragbar renforcé de la Slim S donne une position un peu plus virile. On y tend d'avantage les bras pour se saisir des épaisses poignées.

En bon cruiser, les repose-pieds sont de larges demi-lune gainé de caoutchouc. La position est naturelle, propice aux longue virées.
Sur les deux machines, le réservoir supporte la platine d'instruments. Celle de la Fat est logiquement plus large mais regroupe les même fonctionnalités. La mise sous tension se fait par la molette centrale. Un large tachymètre analogique coiffe l'extrémité supérieure, intégrant aussi une discrète fenêtre LCD. Cette dernière affiche, via un bouton au commodo gauche, odomètre, double partiel, horloge et un pratique affichage associant compte-tours et indicateur de rapport engagé. C'est peu lisible mais pratique.

Le tout est encadré du bouchon d'essence chromé et de la jauge de carburant. Enfin, un autre poussoir commande le régulateur de vitesse livré de série sur ces version S.

En ville

Une grosse toux secoue les machines, éclaircissant leur tubulure avant de gronder amplement.Craquant à la demande, trépidante, la bande son est une des meilleure du genre. La première accélération met en avant l'onctuosité puissante du Screamin'Eagle. Le 110 cubic inch emmène prestement les S sur les grandes avenues de la capitale catalane. Bien équilibrées, les frangines américaines glissent avec force vrombissements dans le flux urbain. Sur ces deux vaisseaux, impossible de passer inaperçu. Sonorité et look interpelle les passants, promptes à dégainer leur smartphone.

Levier d'embrayage comme boite de vitesse ne se montrent pas d'une grande douceur. On peut heureusement compter sur la disponibilité du twin, gorgé de couple et aimant les bas régimes. Poussant le bloc à la limite de l'apoplexie, on abuse alors du charme de sa mécanique syncopée.
Manoeuvrer en ville n'est pas un exercice recommandé. Longue et lourde, les cruisers demandent un peu d'attention. Et la mécanique chauffe vite, à la limite du supportable dans l'été espagnol et la densité du trafic. Machines et pilotes réclament de l'air et de l'espace.


Autoroute et voies rapides

La force du Twincam 110 se délivre pleinement dès que l'horizon s'ouvre. Grondantes, Slim S et Fat Boy S se ruent sur l'asphalte tarifé avec une avidité peu commune sur ce segment. Le légal est vite atteint, permettant d'apprécier le régulateur de vitesse sur longs parcours. Au delà des 120 ou 130 km/h, la pression d'air se fait rapidement inconfortable. Raison de plus d'apprécier le charme d'un dernier rapport long, dédié à l'écoute du twin de Milwaukee. A régime constant, il se fait plus feutré pour accompagner vos longues virées, mais sans oublier de distiller quelques indispensables vibrations. Stables et dotés d'une bonne tenue de cap, les cruisers s'apprécient au long cour.Pas de différence à bord entre les deux modèles, hormis un confort plus sensible sur la Fat à l'épaisse assise. 
Pour profiter d'une plus large gamme de vocalises, emmenons nos deux ténors vers des routes plus chantantes.


Départementales

Sur le réseau secondaire, les rapports intermédiaires font jouer au TwinCam sa partition favorite.
Le hurlement de l'aigle se fait métallique, démontrant une sportivité inattendue dans les relances. Chaque accélération est un prétexte pour écouter la mélodie sauvage des deux Harley. Le longue course de Milwaukee emporte alors puissamment l’équipage à la moindre rotation de poignée. Passé 4 000 tours, la montée en régime s'accentue encore, envoyant vivement l’aiguille du compte tour déclencher le rupteur à 5 700 révolutions/minute. 
Dès que les virages se succèdent, les cruiser basculent facilement d'un côté à l'autre, montrant cependant un comportement différent. La plus agile Slim S profite d'une monte pneumatique étroite, là ou celle du Fat Boy S procure d'avantage d'inertie. Mais ce dernier bénéficie d'une meilleur garde au sol, les platines de repose-pieds raclant le bitume un peu plus tardivement. On souhaiterait presque, sur les deux, bénéficier de plus d'angle afin de tirer meilleure partie de la dantesque mécanique. Avec son léger surcroit d'allonge, la Fat Boy S fait merveille en grandes courbes.Sur sa soeur, on appréciera une meilleure disponibilité du couple en sortie de virage.


Efficacement dompté par une partie cycle équilibrée, l'encombrement des montures est tout de même réel, demandant un peu de retenue en pilotage dynamique. De même, la boite se montre peu rapideet la masse en mouvement rappellera à l'ordre les plus téméraires lors de freinage tardif. Toutefois,les décélérations sont efficaces, surtout lorsque l'on combine ralentisseurs avant et arrière et l'ABS discret.
Progressives, les suspensions travaillent sans reproche, lissant la plupart des défauts de l'asphalte. Les plus grosses compressions sont un peu plus sèchement ressenties mais l'ensemble est très honnête.


Partie-cycle

Plus agile, la Slim S demande moins d'effort au guidon. Le large pneu arrière de la Fat Boy S fait coller d'avantage la direction à basse vitesse. Sur route, la différence s'atténue mais l'aisance plus sensible du cruiser épuré s'apprécie dès que la route se resserre. Pas de quoi semer la méchante de la famille qui bénéficie de 2° d'angle supplémentaire...

Freinage

Peu d’attaque mais une puissance progressive à la force convaincante, eut égard aux dimensions généreuses des machines. L'ABS de série est un réel plus si la pluie vient à vous surprendre. Le frein arrière se révèle efficace pour aborder les courbes et seconde efficacement l'avant sur les gros freinages.

Confort/Duo

Sans conteste, la Fat Boy S est un salon puissant à l'ergonomie appréciable. Ses assises épaisses vous mèneront loin. A bord de la Slim S, l'authentique est loin du spartiate. Moins enveloppante, la mono-selle reste confortable mais vous fera saisir plus fermement l'esthétique dragbar lors des accélérations…


Consommation

Nous n'avons pu juger précisément de la soif de nos montures. Sur la Road King CVO équipée du même bloc, mais plus lourde, la moyenne était de 6,5 litres au 100 km. Si vous êtes joueur, comptez alors 9 unités par hecto-bornes.

Conclusion

Iconiques, Slim S et Fat Boy S bénéficient cette année d'une bonification mécanique indéniable, optimisant grandement leur agrément. Gorgé de couple et de séduction, le V-twin Screamin'Eagle Twin Cam 110 est un enchantement, délivrant le meilleur de la Motor Company. Plus racé, le cruiser Slim S est particulièrement attirant dans son coloris militaire, fleurant bon l'après guerre et l'American Way of Life. Plus massive, la Fat Boy S autorise, sans option, le duo. Ses roues pleines évoquent les dragsters, sensation d'autant plus réelle avec son nouveau bloc.
Si leur esthétique ne parvient pas à vous faire choisir l'une d'elle, sachez que le Softail Slim S demande 20 890 € et la Fat Boy S réclame 22 890 €.
Quelle que soit votre décision, elle vous fera profiter d'une machine authentique et désormais hautement dynamique. Au son de l'aigle rageur, il ne vous reste alors qu'à tracer votre propre légende.

Points forts


  • caractère et disponibilité moteur
  • confort correct
  • Finitons
  • ABS de série
  • Régulateur de vitesse de série


Points faibles


  • Amortissement un peu sec sur fortes compressions
  • Chaleur dégagée par le moteur en ville


La fiche technique

  • Itinéraire: petites routes variées + autoroutes interurbaines avec un peu de ville


Coloris

Softail Slim S : Vivid Black ou Olive Gold Denim
Fat Boy S : Vivid Black ou Black Denim


Dernière édition par Sylv's le Jeu 8 Oct 2015 - 21:38, édité 1 fois
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kathare

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Messages : 824
Date d'inscription : 20/08/2014

MessageSujet: Re: Comparo Softail Slim S / Fat Boy S   Jeu 8 Oct 2015 - 20:50

sur le slim HD a copié les pots de victory
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Comparo Softail Slim S / Fat Boy S

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